Web Yourself !
Comme nous avançons dans la vie, notre « vie virtuelle » aussi.
Elle se fraie progressivement un chemin et prend des directions que nous n’aurions pas imaginées. Étonnamment, on peut facilement en oublier des « chapitres ». Qui ne s’est jamais créé un compte sur un site et l’a complètement oublié ? Qui n’a pas au moins une adresse mail qui prend l’e-poussière ?
Parfois, on retrouve des indices, des traces, des choses que l’on avait enfoui au fin fond de notre mémoire. L’histoire est courante avec les « blogs ». Souvent, quand on entre dans l’adolescence (je parle en tous cas de ma génération, pas encore dans la force de l’âge), en mal-être et avec un besoin irrépressible de montrer au monde à quel point on est fascinant, on se sent obligé (notamment à cause de la pression des autres boutonneux qui nous entourent) de raconter sa « vie », de partager ses états d’âme. Et puis on grandit, on mûrit (du moins, on le pense) et on se dit : « Mais comment ai-je pu publier ça ? Comment ce sous-entendu est-il passé inaperçu ? Pourquoi ? Mais pourquoi ? » Puis on rigole, on regarde la page Web avec la tête inclinée et on se convainc : « Non, je ne peux pas laisser ça ! Ma réputation ! »
Et puis en fait si.
Je vous conseille, du haut de mes 22 ans, de mon innocence (enfin presque) et de mon manque d’expérience, de garder tout ça pour vous rappeler à l’occasion comment vous étiez : cela pourra peut-être créer en vous un sentiment d’indulgence ou, quand vous aurez des enfants et que vous leur direz que vous n’avez jamais été comme ça, vous en rappeler !
Quand à moi, j’espère que je rirai en relisant cet article dans quelques années…
A.W.